04.12.2007
Retour sur ... le futebol !
Quelles seront les villes brésiliennes à accueillir un match lors de la coupe du monde de 2014 ? Au pays du futebol, les grands stades ne manquent pas, mais pourtant la compétition va être rude : seuls quatre sont assurés de participer au spectacle. Parmi ceux-ci, bien entendu, le Maracanã de Rio, avec ses 85 000 places, où aura lieu la finale. Le stade Mané Garrincha de Brasilia, avec ses 72 000 places, accueillera certainement le match d’ouverture. Retenu également, le stade où aura lieu dans quelques jours l’unique concert brésilien de « The Police », pour leur tournée mondiale : le Morumbi de São Paulo, et ses 62 000 places. Garanti enfin, le « Mineirão » de Belo Horizonte, 62 000 places.
Pour le reste : ça va jouer des coudes. Ce qui explique que lors de l’annonce par la FIFA du pays organisateur, le 30 octobre dernier à Zurich, tous les gouverneurs des états du Brésil étaient du voyage au côté de Lula. Pensez donc : Salvador est la quatrième ville du pays par la population, mais n’est pas assurée d’être retenue. Son stade de 40 000 places, l’Arena de Bahia, ne paraît pas un des mieux disants. Un candidat plus sérieux serait le très beau stade de Natal en forme d’étoile, l’Estrela do Reis Magos et ses 50 000 places. Appréciez au passage le subtil jeu de mot : l’étoile des Rois Mages, à Natal (en français : Noël). Au total, 14 stades dans 14 capitales d’état sont candidats.
Retenus ou pas, il y a du boulot pour les mettre aux normes. J’ai déjà évoqué (voire notes précédentes) le cas du Maracanã, en omettant de préciser un problème majeur pour la FIFA : le nombre de places VIP. En 1950, lors de la construction, le futebol n’était pas encore un truc de VIP. La tribune officielle et ses beaux sièges en cuir ne comporte que 500 places, à comparer aux 6000 places VIP du Stade de France. Le derrière de VIP est une espèce en pleine expansion dans le monde du futebol. Le VIP paye très cher sa place, ou ne la paye pas du tout quand il est l’ami de Chose ou l’invité de la société Bidule : il est donc choyé par la FIFA. En revanche, le VIP ne crie que très rarement « arbitre enc… », même avec une coupe de champagne à la main. Ce qui témoigne d’une bonne éducation. Pendant ce temps-là, la plèbe, copieusement imbibée au Fanta Orange, fait la partie la plus amusante du spectacle, assise dans des sièges en plastique. Et pourtant, dans les tribunes, il n’y a même pas open bar. Futebol populaire ou futebol de classe : choisis ton camp, camarade !
23:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Brésil
Commentaires
Je ne sais pas si vous avez quelque chose de brésilien dans le sang, où si vous n'êtes qu'un simple touriste ayant beaucoup aprécié notre cher pays, mais vous avez vraiment bien saisi notre âme! =D
C'est un brésilien résidant depuis deux ans en France qui vous le dit! D'ailleurs, je pense que je pourrais bien écrire sur mon séjour en France, vous m'avez inspiré... J'ai presque hâte de raconter l'incroyable fascination du français par cet étrange chose qu'on appelle "un forfait". =D
Á plus! Aquele abraço irmão!
Ecrit par : Gabriel | 07.12.2007
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