19.06.2009
Surubim et Caruaru
Surubim est une ville de l’intérieur du Pernambouc, et la température chute considérablement par rapport à Recife. On se passe facilement de la climatisation. Pour un peu, on mettrait la petite laine. Les brésiliens, en tout cas, trouvent que les nuits sont fraiches. Moi, ça va. Il y a une Banco do Brasil où on peut retirer de l'argent avec une carte internationale. Si, c'est possible. Le maire vient d'inaugurer une nouvelle place, avec comme protectrice une statue de Nossa Senhora. L'église est de 1965, en plus pur style années 1960. Voilà, je crois avoir tout dis sur Surubim, pour ce qui relève de l'information touristique.
Caruaru est LA capitale du Forró. Qui n'entend pas de Forró à Caruaru, pendant la São João, a vraisemblablement les oreilles bouchées. Le véritable Forró se joue à trois musiciens : l'accordéoniste (sanfona), le tambour (zabumba) et le triangle (triangulo). On peut donc dire que c'est un genre de bal-musette, en plus rythmé. Mais contrairement au genre précité, le Forró n'est pas considéré comme une musique ringarde pour les ploucs. Il fait partie des traditions, et on peut même voir des gamins de 15 à 20 ans danser au son de cette musique. On peut même penser qu'ils préfèrent le Forró à la Techno, et ce n'est pas moi qui vais les contredire. Attention : ne pas prononcer "Forro" comme "Zorro", mais avec un "o" ouvert comme dans "note" ou "flotte". Donc, prononcer "Forró" avec la bouche en forme de cul de poule, sous peine de ne pas être compris par un brésilien. Le programme culturel indispensable à Caruaru : la visite du musée Luiz Gonzaga, l'immortel auteur (avec Humberto Teixeira) de la chanson "Asa Branca".
Le monument historique de Caruaru est une simple cabane en terre : la maison de Mestre Vitalino. Vitalino Pereira dos Santos est l'homme qui a créé l'artisanat des figurines en terre cuite, qui sont avec le Forró l'autre source de revenu de la ville. Impossible d'y échapper non plus. On peut d'ailleurs combiner les deux (Forró et artisanat) en achetant le "Trio nordestino" en terre cuite : sanfona, zabumba et triangulo. Mais comme la terre cuite est muette, on peut mettre un disque de Luiz Gonzaga.
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11.06.2009
La Seleção à Recife !
J'étais hier soir au stade d'Arruda, à Recife, pour assister au match Brésil-Paraguay comptant pour la qualification à la coupe du monde de 2010 en Afrique du Sud. Se trouver au milieu de 55000 brésiliens semi-hystériques pour encourager l'équipe nationale de futebol, il faut avoir fait ça une fois au moins dans sa vie. C'est fait. Les quelques paraguayens paumés au milieu de cette marée jaune et verte n'ont pas fait le déplacement pour rien, attendu que c'est leur équipe qui a ouvert le score, au grand dam du public. Mais la paire infernale, Robinho et Kaka, a permis de réduire le score, puis de gagner par 2 à 1, score final. Kaka, Kaka ! Kaka n'a pas merdé (j'ai pas pu me retenir de la faire, celle là).
Pour remonter un peu le niveau intellectuel de ce blog, j'ajouterai une bonne nouvelle : Recife a été officiellement choisie comme ville allant accueillir des matchs la coupe du monde de 2014, qui aura lieu au Brésil. Les pernambucanos (habitants du Pernambouc, ou pernamboucains, en français), qui sont très chauvins, ont fêté cela dignement. La décision a été prise lors d'une réunion au palais du gouverneur, le "campo das princesas" (voir note précédente), où la CBF et la FIFA ont visiblement été impressionnés par le faste des réjouissances. Un bon gueuleton, ça aide toujours à prendre une bonne décision. Cela dit, le stade d'Arruda a bien besoin d'une modernisation pour être aux normes. Les gradins supérieurs sont encore des cubes de béton où il est délicat de poser ses fesses quand il a plu, d'autant plus que le stade n'est pas couvert. En cette période de l'année où il pleut souvent, c'est fâcheux. Je peux témoigner, on a pris la sauce. J'ai pris un bon sirop contre la toux. Ben oui, même dans un pays où il fait 30 degrés tout le temps, on peut être enrhumé comme un c...
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02.06.2009
Le Palais des Princesses
Visite admirable ce dimanche à Recife : le palais du gouverneur de l'état du Pernambuco (en français, Pernambouc). Ce palais est surnommé "Campo das Princesas", car les princesses Izabel et Leopoldina, filles de l'empereur Dom Pedro II, avaient coutume de gambader dans le parc quand la cour était de passage à Recife. Pour situer historiquement, c'était donc dans les années 1850. La visite est possible les samedis et dimanches, elle est guidée et en plus c'est gratuit. La seule restriction est qu'on ne peut pas prendre de photos partout, pour des raisons de sécurité.
L'après midi, le concert au Théâtre Santa Izabel était effectivement plus "classique" que celui du Théâtre du Parc (voir note précédente). Au programme : Haydn, pour le 200ème anniversaire de la mort du compositeur. Juste un petit mot pour dire que l'orchestre symphonique de Recife comporte aussi des cordes, contrairement à ce que j'ai écrit précédemment. Les concerts du Théâtre du Parc sont donc avec une formation spéciale. Le chef d'orchestre était aussi un peu plus grand. Voilà le rectificatif effectué.
La tragédie de l'Airbus d'Air France fait évidemment également les gros titres de la presse de ce côté-ci de l'Atlantique. C'est triste, et en plus cela m'a fait retomber brutalement dans la réalité. Voir la tronche de Jean-Louis Borloo à jeun sur la Globo à 7 heures du matin, c'est dur. Mais y a pire. Alors la vie continue.
15:41 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : brésil